D a n s e
Eté 2012
Thomas Lebrun
Il livre ici sa vision de la Jeune Fille et la mort de Schumabert interprétée sur scène par le quatuor à cordes Voce avec sept danseurs de tous âges et de tous horizons. Une première à la Maison de la danse après Chaillot à Paris. Maison de la Danse du 3 au 4 mai.

Carolyn Carlson
Créer pour les enfants laisse libre cours au merveilleux du quotidien et fait naître des histoires extraordinaires... Un conte de très haut niveau pour jeune public. carolyn Carlson revient est c'est un grand bonheur. La Maison de la Danse accueille près de 30000 enfants chaque année ! © Frederic Iovino. Maison de la Danse du 10 au 12 mai.
Béjart / Ballet Lausanne
Béjart est le chorégraphe contemporain qui a fait pour découvrir et aimer la danse au plus grand nombre. Il a tant apporté ! Son oeuvre est d'une ampleur et d'une diversité fascinantes. Gil Roman, le directeur artistique de la cie a remonté avec ferveur ce programme de quatre ballets contemporains. Des pièces indémodables à voir absolument ! Béjart Ballet Lausanne, le plus que parfait.
Gil Roman, le directeur artistique de la compagnie est un digne successeur de Béjart. Il vient de nous régaler avec quatre ballets. Tout d'abord, ce fut la "Sonate à Trois", d'après la pièce à Huis Clos de J-P. Sartre. Le danseur en costume gris classique, les danseuses en robes plissées verte et rouge et sur des pointes forment un trio très "classe", moderne, esthétique et raffiné sur une belle partition de piano de Béla Bartok. Le suivant est l'"Opus V de Webern". La musique est gaie, et les danseurs sont en parfaite et extraordinaire synchronisation avec la musique. C'est si beau, qu'on dirait et avec les effets de lumière voir une photo d'art. La musique du troisième, "Dialogue de l'Ombre double" de Pierre Boulez est si résolument contemporaine, que parfois elle peut agacer. Mais les danseurs, sont là tout à leur danse, ce pas de deux est splendide. Enfin le "Marteau sans Maître" montre l'esthétique, la souplesse, le mouvement et le savoir danser unique de six danseurs, mis en valeur par six énigmatiques hommes en noir au visage caché. Tandis que la sculpturale Daria Ivanova danse avec talent sur le devant de la scène. Dans ces quatre ballets tout est abouti, léché, rigoureux, bref plus que parfait ! JPD.
Maison de la Danse du 30 mai au 3 juin.
Jeune ballet du CNSMD
Comme chaque année la Miaosn de la danse accueille les élèves danseurs de quatrième et dernière année du conservatoire. Ne vous y trompez pas, l'enseignement du conservatoire est de haut niveau ! La preuve Benjamin Millepied, y a fait ses études. Ex danseur étoile du ballet de New York City Ballet, il vient de créer sa propre compagnie : la Dance Project. Maison de la Danse du 7 au 9 juin.
Soirée Merce Cunningham
Chorégraphie : Merce Cunningham. Musique : Morton Feldman. Toujours à l’avant-garde Merce Cunningham est certainement l’une des personnalités les plus influentes de la chorégraphie contemporaine. Opéra du 5 au 9 juin
* Summerspace (1958). Cette pièce est comme la mise en application des principes qui président aux chorégraphies de Cunningham. Sur un fond coloré et solaire de Robert Rauschenberg, se détachent et se fondent les danseurs, vêtus de collants semblables à la peinture pointilliste située derrière eux.
* Channels/Inserts (1981) Chorégraphie : Merce Cunningham. Musique : David Tudor Simultanément, 14 danseurs ont à produire des pas et des enchaînements différents. Les spectateurs ont le choix de regarder les uns ou les autres, parfois assemblés en duos ou en trios. Une partie du groupe peut rester immobile tandis que l’autre s’agite.
Merce Cunningham a révolutionné la danse en la rendant indépendante de la musique qu'elle n'illustre pas, en laissant le mouvement parler de lui-même, sans le charger d'une histoire à raconter ou d'un sentiment à exprimer. Les deux ballets que nous venons de voir en sont la parfaite illustration. Le premier Summerspace, est léger aérien, poétique, les six danseurs sautent, s'éparpillent aux quatre coins de la scène du Toboggan, et leurs justaucorps se fondent dans le décor aux tons pastels. Tandis qu'à l'avant- scène deux pianistes face à face jouent une musique très contemporaine. Dans le second Channels/Inserts ils sont 14 danseurs, tous là, en body et collants multicolores comme à l'époque de la création en 1981. L'atmosphère bleu nuit est très dépouillée. Les plans, les séquences, se succèdent de façon graphique, un peu complexe quand même à suivre, mais très dynamique avec du rythme, des sauts, des grands jetés et beaucoup de virtuosité de la part des danseurs du ballet de l'Opéra de Lyon. JPD.

6000 miles away
Sylvie Guillem. Dansesur des ballets des plus grands chorégrahes contemporains : Forsythe, Kylian, Mats Ek. Photo :
Sylvie Guillem et Nicolas Leriche © ßill Cooper.
Nuits de Fourvière du 12 au 16 juin
